Quand le rêve s’invite dans le roman

Le rêve est un thème aux variations infinies. Il inspire, il stimule autant les dramaturges, les peintres que les romanciers. Reflet de nos angoisses et de nos désirs, le rêve semble indissociable de toutes formes créatives.

C’est véritablement à partir du XIXème siècle, que le thème du rêve occupe une place centrale dans la littérature. Avec la poésie de Charles Baudelaire « Rêve parisien », de Paul Verlaine « Mon rêve familier », le roman « Le rêve » d’Emile Zola ou encore « Les Hauts de Hurlevent » d’Emily Brontë, le motif fascine. Bien plus qu’un exercice de style, une simple parenthèse, il devient omniprésent. Appelant à l’interprétation, il offre tour à tour son lot de mystère et de profondeur au récit.

Aujourd’hui, le motif du rêve est toujours présent dans le roman. Toutefois, il apparaît plus difficile à cerner tant il n’a cessé de se réinventer. Du roman auto-fictionnel, au récit fantastique, le rêve est désormais indicible.

Nous le retrouvons autant dans le roman d’anticipation chez Bernard Werber avec « Le sixième sommeil » que le polar narcoleptique « Rêver » de Franck Thilliez.

Dans un tout autre genre, Murakami l’auteur de « Kafka sur le rivage » et d’« 1Q84 » distille une œuvre somnambulique, totalement hypnotique. Dans chacun de ses romans, les frontières entre le rêve et la réalité, entre la conscience et l’inconscient ne cessent de s’estomper, jusqu’à disparaître dans les limbes de l’imagination.

Enfin, la tendance actuelle du roman feel-good, ces livres « qui font du bien » invite le lecteur à réinventer sa vie et à croire en ses rêves. Proche de l’univers du développement personnel et d’une forme de quête spirituelle, cette nouvelle littérature utilise le rêve comme objet d’accomplissement. « Le Rêve de Ryôsuke » de Durian Sukegawa, « La vie rêvée des chaussettes orphelines » de Marie Vareille ou encore « Je ne cours plus qu’après mes rêves » de Bruno Combes sont autant d’exemples évocateurs de ce nouveau genre.

Infiniment variable, le rêve se révèle en somme un thème plurivalent et complexe. Quoi qu’il en soit, il favorise l’évasion embarquant le lecteur dans des mondes idéaux ou pas, des mondes oniriques ou réels. À vous de rêver et de vous évader en cliquant sur le lien suivant : sélection

 

 

 

 

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